Pour poursuivre ses recherches sur le Body Weather à La chambre d’eau, Christine Quoiraud a souhaité s’entourer de 3 autres personnes Alix de Morant, Moni Hunt et Marina Pirot.

Suite à sa venue en résidence d’écriture en 2018, nous avons proposé à Christine Quoiraud de revenir en résidence avec son équipe pour développer son projet en lien avec le Centre National de la Danse questionnant le corps dans son environnement, le corps comme territoire. Cette période sera également l’occasion d’organiser un workshop intitulé “toucher / être touché” ouvert aux habitants du territoire.

WHAT DID DADA DID DO ?    L’atelier mobile….

Le corps est un environnement vivant inclus dans un environnement plus vaste. Le corps est un territoire dont les frontières sont définies par la peau. Le corps étire son existence par les sens en direction du paysage, du milieu extérieur, des autres. En contact avec  le monde , le corps interagit, s’ajuste, s’exprime. Notre atelier vise à ouvrir la lecture des relations du corps sensoriel à l’environnement extérieur. Nous proposons d’explorer le territoire que l’on pense connaître par les voies du sensible. 

Que voit-on de ce qui nous côtoie alors que notre cerveau est sans cesse occupé par des couches superposées de pensées, d’émotions, de structures de défense ou de projets ? Nous souhaitons marquer une pause et démarrer par les sensations et les perceptions du corps. A l’expérience, nous scellons dans la mémoire le vécu de ces perceptions, par l’échange verbal et d’autres formes de représentations, le dessin, la photographie. Prendre le temps de ralentir, prendre le temps de se re-poser dans un instant où l’on recueille la fraîcheur d’une sensation. Telle est la gamme.

Etre présent au monde extérieur et au monde intérieur, à ce qui se vit là, maintenant.
Activons la présence à soi, aux autres, aux lieux par des jeux d’enfants. Nous proposerons des mouvements dynamiques, des règles simples pour des jeux partagés qui modifieront le rythme cardiaque, la pression sanguine. Qu’en sera-t-il alors de ce que l’on perçoit de soi ? Comment cela modifie-t-il la perception du paysage proche ?

L’atelier mobile se déplacera dans l’environnement familier comme un guetteur, comme un écrivain, comme un artiste affuté à ses outils, comme un oiseau de proie flânant sur les couches d’air.


Crédits photo : Jérémy Maysen / Anne-Sophie Popon